Les Hommes du Paon : Introduction

, par Grolf

Présentation

A l’origine, cette campagne aurait du être rédigée et développée entièrement, mais par manque de temps, en tout cas pour le moment, je n’en publie ici que les grandes lignes ; charge donc aux meneurs de jeu de développer ces scénarios s’ils le souhaitent, et de les enrichir dans le sens qui leur convient.

« Les Hommes du Paon » est une campagne se déroulant dans l’Empire du Croissant. Les joueurs y incarnent des personnages membres des Yeux du Paon, une sorte de police secrète chargée de la sécurité du Sultan et de l’Empire. Ils seront envoyés sur diverses missions où ils devront démêler des affaires de meurtre, de trafic ou de corruption.

Si le postulat de base est que les personnages font partie des Yeux du Paon, cela n’est pas forcément irrémédiable ni obligatoire. En effet, ceci facilite la mise en place des missions, mais après tout, ces aventures peuvent aussi être éventuellement jouées par des personnages croissantins autres que ceux-ci sans beaucoup modifier les scénarios.

Chaque histoire est indépendante, mais un puissant personnage se cache derrière les affaires qui y sont traitées. Ce personnage n’est réellement révélé et n’intervient que dans le dernier scénario. Chaque aventure peut donc être jouée séparément, mais l’ensemble gagne à être joué de manière cohérente et suivie. Il est bien sûr tout à fait possible de rajouter de nouvelles histoires entre et autour de celles qui sont proposées ici.

Synopsis de campagne

Comme à l’accoutumée, les personnages ont rendez-vous dans un salon de thé du bazar d’Iskandar. Là, leur contact les attends. Salam est un homme d’une quarantaine d’année, qui pourrait passer facilement pour un marchand de tapis ou un vendeur de dattes, mais un regard appuyé discernera sur ses bras et son visage des cicatrices qui sous-entendent un passé plus rugueux. Avec sa placidité habituelle, Salam confie aux personnages les détails de leur mission.

Lors de chaque enquête, les personnages lèvent peu à peu le voile sur un homme mystérieux, dont beaucoup connaissent le surnom, El Namir (le Tigre), mais que peu connaissent réellement. Qui est-il ? En quoi est-il mêlé à ces différentes affaires ? C’est ce que vont découvrir les personnages au fil de leurs investigations...

Partie 1 : La Vengeance du Tigre

Un fonctionnaire des impôts a été assassiné. Il avait la réputation d’être un homme intègre, ayant même déjà dénoncé plusieurs fois des hommes corrompus au sein de l’appareil d’état. Il ne s’était certes pas fait que des amis, mais peut-être pas au point d’être tué. Les personnages vont devoir mener l’enquête pour retrouver son assassin, mais ils vont rapidement être confrontés à une série de meurtres causés par la vengeance de celui qu’il ne fallait pas déranger...

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Partie 2 : Les Trésors du Tigre

Lors d’un contrôle douanier sur un navire vodacci ancré dans le port d’Iskandar, les autorités découvrent une cargaison dissimulée à fond de cale. Là se trouvent plusieurs dizaines d’objets antiques. Certains datent de l’Empire Numain et d’autres des premiers siècles de l’histoire croissantine. Or, une loi impériale interdit explicitement le trafic d’œuvres d’art et d’objets archéologiques. Depuis quand dure cette fuite de trésors croissantins, qui en est l’instigateur et à qui est destinée cette cargaison, telles sont les questions auxquelles les hommes du Paon vont devoir trouver des réponses...

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Partie 3 : Les Etalons du Tigre

Les grandes steppes qui s’étendent entre Alexia à l’ouest et Iskandar à l’est, entre la rivière Tirza au sud et le fleuve Halya au nord, ces steppes immenses sont parcourues depuis des millénaires par des tribus ayant dompté le cheval. Les étalons croissantins ont pour ces clans plus de valeur que toute autre chose sur terre. Le peuple Atlar-vahir (cheval sauvage) le sait mieux que quiconque, et les luttes pour la possession de troupeaux de pur-sang sauvages en sont parfois d’autant plus féroces. Tel en est-il du conflit qui oppose depuis plusieurs semaines les tribus Alfana (cheval fort) et Kakkab SisÎm (étoile du cheval), mais peut-être ces rivalités ancestrales cachent-elles un enjeu bien plus sombre et dangereux…

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Partie 4 : Les Filles du Tigre

Irina Vertinskaia, la fille d’un diplomate de l’ambassade d’Ussura à Iskandar, a disparu depuis deux jours. L’ambassadeur ussuran a naturellement fait appel aux autorités croissantines, mais les recherches n’ont pour le moment rien donné. Si les ussurans craignent que le pire soit arrivé à Irina, les croissantins, de leur côté, redoutent que cette affaire ne cause un incident diplomatique entre l’Ussura et l’Empire du Croissant. Tout le monde prie ainsi pour que la jeune femme soit rapidement retrouvée saine et sauve, mais personne n’a le moindre début de piste…

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Qui sont les Yeux du Paon ?

Voici la traduction du passage consacré aux Yeux du Paon dans le supplément Crescent Empire (pages 25 et 26) :

De nombreux étrangers considèrent le peuple de l’Empire comme étant incroyablement superstitieux et suspicieux, et au vu de ce qui est connu de la vie là-bas, ce sentiment est probablement justifié. Dans un pays où le moindre petit affront peut susciter une réaction dramatique, voire extrême, les gens ne dorment que d’un œil. Pour être honnête, ceux qui vivent dans des campements bénéficient de la protection de leur famille et des gardes de leur tribu. Ceux qui habitent en ville doivent eux faire confiance au guet et à la sécurité qu’ils ont eux-mêmes mis en place.

Pour le sultan, qui est sans doute le plus exposé de l’Empire (à part peut-être le fils de l’Ilka-Kadin), le danger se tient toujours au détour d’un couloir ou se cache dans un morceau de baklava. L’histoire de l’Empire du Croissant est remplie de coups d’état et d’assassinats, et c’est l’une des raisons pour lesquelles Muradkhan a changé le titre du dirigeant de calife (successeur) en sultan (dirigeant), afin de détourner l’attention de l’Œil des Ténèbres loin de l’homme assit sur le trône.

Un autre moyen de protéger le monarque est d’anticiper toute action possible contre lui. Pour cela, il faut des centaines de personnes qui surveillent et rapportent ce qu’elles ont vu. Ainsi sont nés les Yeux du Paon, la police extrêmement secrète de l’Empire qui existe pour protéger la vie du sultan et préserver la lignée royale. Cette organisation est tellement secrète que seul le sultan connaît le nom du maître de l’Ordre.

Il n’y a aucun pré-requis pour rejoindre les Yeux du Paon. Les besoins de l’Ordre sont tels que de nombreux talents et compétences différents peuvent se révéler utiles. Toutefois, tous les agents possèdent deux traits communs : une loyauté sans faille à la couronne et une foi inébranlable en Patika. Ceux qui servent parmi les Yeux ne connaissent pas l’identité des autres agents. Ils ont un système élaboré par lequel ils peuvent transmettre des informations codées à un contact. Certains peuvent recevoir des missions spéciales ou devoir surveiller une personne. D’autres peuvent opérer comme serviteurs infiltrés dans la maison de traitres présumés ; d’autres enfin peuvent même devoir contracter un mariage qui leur permettra d’être en position avantageuse pour acquérir des informations.

Il y a certains avantages à servir au sein des Yeux du Paon. Pour s’assurer que des dettes ou autres problèmes financiers ne perturbent pas un agent, ses comptes sont remis à zéro à son entrée dans l’Ordre. Il est bien entendu que s’il devait contracter de nouvelles dettes, son service prendrait fin immédiatement. Tous les agents signent un engagement qui énonce clairement les risques qu’il y aurait à trahir l’Ordre. Quand l’agent signe avec un tughrum ou son empreinte, il voue sa vie à l’Ordre et ne peut pas renier sa signature. Un agent peut demander à être relevé de ses obligations dans des circonstances extraordinaires, comme la mort d’une épouse ou d’un enfant, ou une maladie grave. La tête de l’Ordre examine la requête et rend sa décision ; l’agent en est informé par son contact habituel.

Les agents qui fournissent des informations ponctuelles ou des rapports réguliers reçoivent un paiement pour chaque renseignement pouvant être vérifié, alors que ceux qui acceptent une mission reçoivent une paie confortable, mais pas suffisante pour attirer l’attention sur eux. S’il s’avère qu’une information ne puisse être vérifiée ou qu’elle soit manifestement fausse, l’agent court le risque dans le meilleur des cas de seulement perdre son travail.

Dans le supplément sur l’Empire du Croissant, le rôle des Yeux du Paon n’est évoqué que très superficiellement et plutôt restreint à la sécurité du sultan et de son pouvoir. Ici le postulat est que son rôle est plus étendu et couvre également des missions spéciales et secrètes, qui peuvent aussi bien toucher le sultan que d’autres affaires tout aussi importantes, mais sans être forcément liées au pouvoir. Les Yeux du Paon sont utilisés comme une sorte de police secrète du sultan et du gouvernement.

Les personnages des joueurs

Les Yeux du Paon ne recrutant que des croissantins, les personnages sont donc forcément originaires de cette nation. Aucune compétence ou caractéristique particulière n’est requise pour être recruté, même si des profils d’espions, de spadassins ou de mercenaires sont privilégiés. Des personnages adéquats doivent donc être créés pour l’occasion si les joueurs n’en ont pas encore.

Eléments obligatoires :

  • Nationalité  : pas de personnages non croissantins
  • Avantage  : Appartenance : Yeux du Paon (4 PP)

Références

Le supplément Crescent Empire de la gamme 7th Sea (D10) publié par AEG est bien entendu quasiment indispensable pour bien connaître l’Empire du Croissant, ses villes, ses coutumes et ses personnages importants.

Une traduction partielle est disponible sur Le Capharnaüm de Grolf :